Archive pour mai, 2006
Questions stupides
I don’t agree…
On m’a dit :
Oui, moi aussi, j’aime pas le mot puritain. C’est vraiment vulgaire. Le mot garce est peut-être meilleur…
Si je ne l’aime pas c’est qu’il est souvent employé de façon péjorative. Comme s’ils interdisaient le fait de dire non parfois…
Moi puritaine ?
Pas le moral…
Ennuis mortel…
Vraiment, c’est trop dur de rester toute seule chez soi sans rien avoir à faire…
J’ai fini mes boucles d’oreille. J’ai eu beaucoup de mal à me décider. Je les ai au moins faites, défaites, refaites plus de 5 fois ! changeant les couleurs, changeant de fils, changeant de forme. Finalement le résultat me convient. J’ai pris deux fils de fer de mon père, je leur ai donné une forme en spirale, à l’aide d’un crayon, comme j’avais fait pour mes boucles à plumes. Puis, j’ai passé quelques perles, de ci, de là, sur un petit fils à couture blanc doublé. Les perles sont principalement bleu pastelle mais il y en a aussi quelques unes dorées. Le tout donne un air calme, volatil pas du tout mécanique (comme pourrait le donner le fil de fer)
Pour le moment j’écoute un cd à mon père. Je ne sais pas exactement ce que c’est. La chanteuse est Norah Jones, l’album Come away with me… C’est assez spécial mais c’est parfait pour un moment vide, sans rien. Un moment comme je suis en train de vivre.
Mon frugale repas
Seule…
Et oui, aujourd’hui je suis toute seule, mais vraiment seule de chez seule ! Mes parents travaillent, mes frères sont à l’école, mes amis dans leur lycée… Et moi ? Et bien moi je suis chez moi, j’ai rien à faire, ou ce que j’ai à faire et bien que je le fais pas et je m’ennuis !
Ma seule occupation : naviguer sur le web. Il faut vraiment que je me bouge. Alors cette après midi je vais chercher le pain, je fais la vaisselle, je me refais une paire de boucle d’oreille (j’ai eu une idée de forme hier pendant la nuit…) et je travaille sur les cours que Thibaut m’a passé.
Il est 11h15, il va falloir que je me mette à la cuisine. Au menu ? Bah je vais pas me fouler : nouille, biftek haché, sauce au boursin (jamais fait, j’essaye, idée de recette, je vous dirais si c’est bon…) et en fromage ? Il faut que je termine le vieux roblechon car il est en train de couler dans la boite à fromage, c’est pas fameux… et en dessert… si je trouve des bananes, je les fais dorées avec de l’huile d’olive (jamais fait non plus, c’est la journée de essais tiens aujourd’hui !)
Sinon toujours personne sur MSN, pas de messages sur mes forums… C’est bon, j’y vais…
pas d’épisode 2…
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Sinon, rien à signaler… Je m’ennuis follement. Le lycée me manque. En plus il ne fait même pas beau aujourd’hui (et oui, j’aurais bien aimé sortir, même s’il n’y a personne pour venir avec moi !)
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Heureusement que le week-end c’est plus animé. Déjà il y a mes frères. Je crois bien que c’est la première fois que j’écris ça. Mes frères… J’apprécierai presque leurs conneries, ça met un peu d’animation à la maison. Et puis ce dimanche j’ai passé l’après midi avec Geoffrey.
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Je laisse à ceux qui savent le soin d’imaginer ce que je pense. Enfin.
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Je me suis trouvée une occupation pendant ces longues heures sans rien. Je fais des RPG (l’explication est marquée ici). Mon préféré c’est quand même Elewin. Je vous insite à y aller et à vous inscrire (si vous avez le temps) moi je trouve ça génial. Enfin. Pour l’instant je suis ici dans le jeu. Si ça vous interresse, venez y jetter un coup d’oeil…
Malade ? 1er épisode
17 h 30, chez le médecin
Après m’avoir massé pendant un quart d’heure, mon médecin donne son pronostique. Pour lui c’est une infection. Je ne me souviens pas du nom exact. Il ne pense pas que ça vient de l’appendice, mon ventre n’étant pas dur, mais dans le doute, il prescrit une prise de sang.
18 h 45, à la maison
Ce jour là c’était l’anniversaire de Florian, mon tout petit frère qui a 7 ans. On se prépare à aller au buffolo grill, ils offrent un gâteau gratuit pour les anniversaires. Chouette ! Le téléphone sonne. C’est le médecin. Il a eu les résultats de la prise de sang. J’ai 15 000 blanc (globules blancs) la moyenne étant de 6 000, c’est bien une infection. Mais ce n’est pas assez pour être une crise d’appendicite, il devrait en avoir plus de 35 000. Il nous demande de passer, il nous fera une lettre à donner au chirurgien, il veut avoir son avis.
environ 20 h, à l’hôpital
On attend le chirurgien. Je peux profiter d’un petit avantage : ma mère travaillait en tant qu’infirmière à l’hôpital du coup, je ne suis pas obligée de passer par les urgences. On rentre directement dans le service gastro à la recherche d’un chirurgien qu’elle connaît, un docteur excellent et très gentil, m’a-t-elle dit. Celui-ci est déjà au téléphone avec mon médecin. On nous fait attendre dans une petite salle d’attente.
20 h 10
Il faut me refaire une prise de sang. Les infirmières feront l’analyse manuellement, ça va plus vite. C’est bien quand même d’être fille d’infirmière !
20 h 34
Le chirurgien arrive, il nous invite dans une salle de consultation. Re-séance de massage. Il compte m’opérer ce soir, dans les minutes qui suivront, en urgence. Il passe un coup de téléphone et en moins de 15 minutes réunit une équipe, trouve une anesthésiste.
On repart dans la salle des infirmières. Non je n’ai pas de dossier, je ne suis pas passée par les urgences.
21 h 00, salle de réveil
Je suis toute habillée pour l’opération. On me pose ma perfusion. Je fais connaissance avec plusieurs médecins et infirmières, anesthésiste… tous ceux qui participeront à mon opération. Mon coeur se met à battre un peu plus fort, j’avais un peu peur. Et puis je me souviens en souriant de ce que j’ai dis à ma mère avant d’entrée dans la salle :
“N’ai pas peur, Maman !” et puis de ce que les deux brancardiers avaient repris en coeur : “N’ai pas peur, Maman, c’est moi qui y passe !” Maintenant je n’avais plus peur.
21 h 10, salle de réveille toujours
Le chirurgien arrive. L’infirmière lui demande :
“-Tu n’aurais pas un semblant, un bout, un petit morceau de dossier pour la jeune fille, comme ça, juste en passant. Elle n’est même pas enregistrée !”
“-Non, lui répondit-il, cette damoiselle est une fille d’infirmière, de Catherine, elle n’est pas passée par les urgences, est montée directement dans le service. Elle n’a donc pas de dossier.”
“-C’est bien joli tout ça, répliqua-t-elle, mais on a même pas l’autorisation d’opérer !”
Alors les voilà parti à la recherche de ma mère, perdu dans l’immense hôpital. Impossible de la contacter sur le portable.
“Bon je cours la chercher, si dans 15 minutes je ne la trouve pas, on laisse tomber l’autorisation. On la fera après, OK ?”
21 h 30
Le chirurgien a miraculeusement trouvé ma mère. Elle signe un semblant d’autorisation et hop ! On m’emmène dans le bloc.
C’est étrange la sensation avant de s’endormir. L’anesthésiste me posait quelques questions en passant : “Quel métier veux-tu faire plus tard ? Tu as un amoureux ? Ta mère le sait ? Oh ! C’est pas drôle, sinon je lui aurais dit ! Pense à lui” Après c’est une lourde douleur dans la nuque et puis plus rien.
22 h 30, salle de réveil
Ma première question, dès que je fus capable de parler : “Quelle heure est-il ?”
Pour la suite, je ne peux pas vous donner les heures exactes.
J’arrive dans une chambre environs une heure plus tard où il y avait déjà une petite fille qui s’était cassé le bras droit. Pour m’installer on a du la réveiller. Ni elle, ni moi n’avons bien dormi. Les infirmières passaient sans arrêt pour me prendre la tension, la température, la réveillant à chaque fois. Elle, énervée de ne pas pouvoir se mettre comme elle voulait, souffrant sûrement à cause de son bras, criait et pleurait beaucoup.Notre chambre était éclairée par la lumière du couloir à travers la petite fenêtre de la porte. Je voyais la mère de la petite fille essayer de la calmer. “Arrête de pleurer, calme-toi… Regarde la grande fille, elle aimerait dormir…” Sa mère et moi échangèrent un regard. Il me sembla qu’elle me disait à travers ses yeux : “Je suis désolée, mais ça fait un moment qu’elle est là, elle est énervée.” Je lui répondit de la même façon : “Je ne vais pas lui en vouloir, ce n’est pas sa faute si elle souffre.” Je ne sais pas si elle comprit cet échange comme ça, mais moi c’est ce que j’ai vu. Enfin, elle me sourit, je lui rendit. Là, pas de problème de traduction.




