Archive pour mars, 2007
Décalage horraire
Et puis, il y a toujours mon ordinateur qui s’éteint tout seul, mon DM de maths qui ne veut pas se faire, j’ai beau remué le bout de mon nez, nada. Bah s’il y a plus de magie dans le monde, comment je vais m’en sortir moi ?
J’aime pas Istanbul ! Je veux retourner en France, qu’il soit 8h quand il est 8h, que l’eau chaude arrive quand je tourne le robinet rouge, que les micro-ondes soit à hauteur humaine ! Je veux un monde normal !!!!
Mais quelle idée franchement de changer d’heure ? Mon cerveau n’y comprend vraiment plus rien. Encore, si j’avais pris l’avion, j’aurais pu accepter, mais sur mon adresse, c’est toujours noté 58600… Quoi de plus, ce décalage nous fait tous vieillir d’une heure. Peut-être ont-ils peur que le printemps arrive avant qu’il soit l’heure, la bonne heure je veux dire. Toujours est-il que moi, je ne suis pas de bonheur. Je ne suis pas d’accord. Il est hors de question que je me lève encore plutôt pour aller au lycée !
Je me demande si un jour, je dis bien si un jour, je me réveillerais sur ma planète. Ma planète que je connais, la planète que je comprends. Ma planète c’est un rameau perdu entre les étoiles. Une planète où vivent des chevaliers en costard cravate. Une Terre où les postes de télévision s’éteignent quand les flammes arrivent, affamées. Une planète où des gens ne peuvent pas enfermer le vent dans des coffres en bambou. Des pays où des rubans de tissus blancs et sales s’échappent des fenêtres. Les mains enfermées dans des gants de pétrole, je sentirais le lisse parfait d’une table de verre. Et puis les nuages survoleront les terres vides de tout désert. Une planète où… Je suis peut-être terrienne finalement…
L’autre vous
Imaginez qu’un matin vous vous regardez dans la glace sans vous reconnaitre. Vous pensez que votre visage a changé, peut-être les cheveux, les yeux, la forme… Ce n’est pas vous, et pourtant, vous êtes bien dans ce corps. Et puis, le temps passe, puis presse. Vous êtes toujours là, vous et l’autre vous, à vous regardez comme chien de faïence dans la glace. Le monde extérieur vous appelle, il fut bien faire quelque chose. Mais vous n’allez tout de même pas sortir comme ça ! Les autres vont-ils vous reconnaitre ? Ou est-ce simplement une impression, que vous n’êtes pas vous, dû à une nuit trop courte ? Il serait drôle d’avoir autant changé en quelques heures, au point de ne pas se reconnaitre, nous-même !
Alors vous vous déshabillez, très vite, la montre avance toujours, pour voir si vous reconnaissez au moins le reste de votre corps. Mais non, vous avez toujours l’impression de regarder quelqu’un d’autre…
Imaginez qu’un jour, vous avez oublié comment vous étiez. Quand vous regardez les photos, vous ne dites pas : « je n’ai jamais été photogénique ! » mais plutôt : « c’est ton cousin lui ? » Alors l’autre personne vous regarde bizarrement, et réponds : « euh… Marcel… c’est toi ! » Oui, c’est vous, mais vous ne le savez pas. Alors vous penchez votre visage vers la photo, que le papier glacé vous chatouille le nez. C’est vrai qu’il date de trois ans ce cliché mais… Nenni, ce n’est pas vous, vous en êtes persuadé. Impossible de remettre un nom sur ce visage qui pourtant est le vôtre.
Imaginez qu’une nuit vous prenez peur en apercevant votre main sortir des draps. Vous pouvez la bouger, mais elle est pour vous étrangère. Le grain de la peau, la couleur, la petite cicatrice sur le coin, non, ça ne peut être la votre ! Et pourtant, elle est belle et bien accrochée à votre bras.
A ces moments là, que feriez-vous ? Les autres savent qui vous êtes, mais vous imaginiez que votre corps était autrement… Une perte de mémoire sur vous-même… Sur votre propre corps.
Un peu de rouge
Crient, trépignent, cassent des verres…
Moi, je n’ai pas tous ces défauts :
Je monte sur mes grands chevaux !
Faut se mettre au vert !
La planète est en danger ! Nous ne le dirons jamais assez, et c’est vraiment vrai ! Donc, je le dis à tous et à toutes : triez vos déchets ! économisez l’électricité, l’eau, tout ce qui peut être consommable ! C’est vraiment, vraiment important.
Les hommes épuisent la Terre à force de tout gaspiller. L’animal lui ne prend que ce dont il a besoin, à l’homme il lui en faut toujours plus, même s’il est déjà beaucoup trop gros pour en avaler d’avantage. (avez-vous remarqué l’absence de H majuscule à Homme ? Ce n’est qu’un simple oublie, toutes mes excuses. Les Femmes sont bien entendues comprises dedans, au même titre que les hommes. Egalité des sexes.) Donc, je demande personnellement à la population de la Terre, parce que voyez-vous, je la connais la Terre moi, je vis avec elle, je vis grace à elle, je ne peux m’en passer, moi, de la Terre… Donc, je vous demande personnellement de ne plus gaspiller, d’utiliser des matériaux dégradables, qui ne polluent pas, ou qui puissent être réutiliser.
C’est pourquoi, j’ai écris cet article dans un matériaux vidéodégradable…
On a cours dans quelle salle ?
Aujourd’hui ce fut une grève intéressante.
Et puis d’un autre coté, une grève est toujours synonyme de mauvais augure. Si les profs font grève, c’est qu’ils ont une raison. S’ils ont leur raison, c’est qu’il y a quelque chose qui se prépare qui ne leur plait pas trop. S’il y a quelque chose qui ne plait pas trop aux profs et qui leur oblige à faire grève, nous sommes, nous étudiants, par définition, concernés. Bon, évidemment, si les profs font grèves parce qu’ils trouvent que les conditions de travail d’un élève est bien trop bonne, bien sur que les élèves ne vont pas les soutenir… Toujours est-il que je n’ai pas entendu parlé de ce truc précis, donc à mon avis, les profs ne font pas grève pour ça. Ils doivent avoir une bonne raison, un truc pas bien qui se prépare, pas bien aussi bien pour les profs que pour les élèves, donc je dis, chers professeurs, faites grève, défendait l’éducation, on aime bien ça !
Petite question gênante
Promenade avec Benjamin dans Nevers. On croise plusieurs mandians, il réclame des sous, soit en nous suppliant du haut de leur trottoir “une petite pièce s’il vous plait !” soit en affichant, le dos ratatiné, une pancarte où dessus figure leur état : “je suis sans abris, sans travail, je n’ai rien pour manger. S’il vous plait.”
J’aime pas les croiser. Je me sens mal à l’aise. Je ne sais pas quoi faire. Les encourager d’un regard ? Leur donner quelque chose ? Baisser les yeux sur les pavés ? Les ignorer ? Non, vous savez vous, ce qu’il faut faire devant eux ?? Ma mère m’a toujours dit qu’il ne fallait pas donner de l’argent à des mendiants. Elle avait pas mal d’arguments. Ils peuvent être mendiants par volonté, dans ce cas, c’est à eux d’assumer. Ils peuvent vouloir te voler. Ils peuvent aussi ne pas être aussi malheureux qu’ils le disent. Et puis de toutes façons, ce n’est pas 50 cents qui les fera vivre. Si tu veux les aider, apporte leur directement de quoi manger.
C’est assez dérangeant c’est vrai, de voir des gens malheureux. Mais je n’ai aucunement envie de les aider. Ou si j’ai envie, ce n’est que par pitié, et ce sentiment n’est pas noble à mon avis. Et puis, quand on aide quelqu’un, c’est mieux quand l’aide est réciproque. On a beau dire, mais donner sans recevoir a des limites. je ne vois pas comment ces gens pourront m’aider par la suite.
J’ai donner à des mendiants que 2 fois dans ma vie. La première fois fut en Italie, à Rome. J’ai donné une pièce à une femme au visage déshydraté. Elle m’a remercié d’un sourire, ne parlant pas français. Je lui ai comme dit un petit “de rien” d’un sourire aussi, vu que je ne parlais pas sa langue. Cette fois ci, j’ai tiré un vrai plaisir à donner, et j’étais remerciée.
Et puis, à Paris aussi. A un homme qui se réchauffer à l’aéroport. Je posais une pièce dans son chapeau, regardant l’homme dans ses yeux, voir une réaction. L’homme est resté impassible dans ses vieux habits qui puaient. Je n’avais qu’une envie, reprendre MA pièce. Le monsieur me snobait, moi, qui pourtant avais essayé d’être gentille avec lui ! Qu’une seule phrase me vient alors à l’esprit : “mais quelle ingratitude !” Non mais c’est vrai, quoi ! Ce n’était peut-être qu’une pièce pour moi, mais savait-il toute l’histoire de cette pièce ? Avais-je eu du mal, moi, pour l’obtenir ??
Bon, j’en viens à ma question. Benjamin et moi sortons du centre de Nevers, passons devant l’hôpital et descendons vers Carrefour. Près du premier rond point de l’avenue de l’hôpital, nous croisons une femme, agée de peut-être 50-60 ans. Alors la dame, nous arrête, très très embêtée. “excusez-moi jeunes gens mais… vous ne savez pas, j’hésite vraiment à vous le demander… mais… est-ce que vous ne pourrez pas… oh ! je suis vraiment désolée de vous demander cela… est-ce que vous ne pourriez pas…” Nous attendions impatiemment de savoir ce que la dame voulait de nous. Je la pousse un peu de continuer, qu’elle n’ait aucune crainte, nous serons toujours en droit de refuser de toute façon. Elle était vraiment gênée de nous demander ceci. Alors voilà, la dame nous explique. Elle avait un petit problème de santé (diabète si je me souviens bien) elle avait marché pour rejoindre quelqu’un à l’hôpital, et là elle se trouvait en manque de sucre. Elle nous demandait un ou deux euros pour pouvoir s’acheter quelque chose à manger. Et sans même réfléchir, je lui ai donné.
Ma question donc : Pourquoi plus elle que les mendiants ?
Perséphonine
Devoir n°1 : prendre le bus. Je sors un peu en retard de chez moi. Mais ce n’est pas ma faute, je n’ai ni montre, ni téléphone, ni cadran solaire, rien ne peut me donner l’heure. Je passe rapidement dans la rue. Derrière mon passage, les belvédères s’éteingnent. Ils me saluent. Les oiseaux s’envolent en chantant gaiement. Le défilé royale est à nouveau présent. Je passe sous les arbres en fleurs. Jolis prunus qui donneront plus tard de petits fruits acides que je suis la seule à oser manger. Mes sujets.
Et puis je me dis : “Mais il ne faisait pas nuit avant les vacances ?!” Et bien si. Avant mon départ, il faisait nuit. Maintenant que je reviens, les beaux jours me font la fête. Les murs des maisons brillent d’une jolie couleur jaune, le ciel resplendit de bleu, les gens sourient, l’école ressemble aux vacances (même avec les contrôles !) Le monde rayonne de félicité. Ca, se sont mes lois !
Bientôt nous pourrons planter les pieds de tomates. Bientôt je les verrai lentement pousser et donner de petits fruits rabougris et verts. Un peu d’eau tombera. Un peu de Soleil brillera. Puis de l’eau, puis du soleil, puis encore de l’eau, et à nouveau du soleil. Oui, je sais, c’est long, même très long, mais plus on attend, meilleur c’est. Alors on rajoute un peu de Soleil. On arrose tout ça. L’arrosoir s’allège, l’eau coule dans les bouteilles renversées et coupées sur le fond. Et puis les tomates sont prêtes à être cueillies.
J’ai le coeur brisé. Voici ce que je lis dans S&V :
D’abord sélectionnées pour leur capacité à être produite toute l’année, à s’adapter aux conditions de serre et leur résistance aux maladies, les tomates obtenues ont ensuite été retenues pour leur aspect homogène et leur aptitude à la conservation. Mais il y a un hic : elles ont perdu une partie de leur saveur au fil de cette sélection.
Même pour les tomates du jardin ?
Ca veut dire qu’il a exister encore meilleur que les tomates que je connais ?
Que je ne connaitrais jamais… ?
Bouhouhouhou… :’(
Ce fut un bon 06…
Je me souviens du tout début que je l’ai eu. J’avais plein de crédit avec toutes les offres de bienvenue. Je pouvais envoyer tous les messages que je voulais. Et puis aussi (quel bon souvenir) quand je m’étais rendue compte que je pouvais envoyer plus de 60 SMS par mois ! J’avais pu ce jour là t’acheter un plaisant petit répondeur. Nous avions beaucoup rigolé ce jour là, non ? Te souviens tu ? T’en souviendras-tu au paradis des téléphones mobiles ?
Nous avons partagé tellement de chose. Tu avais dans ta mémoire tous mes numéros préférés. Parfois je te faisais des confidences. Je te racontais dans mes brouillons mes prochains articles de blog, mes notes au dernier contrôle. Tu étais digne de confiance. Il m’arrivait de te confier les taches qu’il ne fallait pas que j’oublie.
Parfois bien des soucis aussi. Quand j’avais eu peur de t’avoir oublié dans le bus. Petits moments d’angoisse. J’avais peur que quelqu’un ne te kidnappe et t’utilise à ma place. J’étais dégoutée à l’idée que quelqu’un d’autre (un méchant monsieur ?) ne lise mes messages à ma place. Mais non, tu étais juste naufragé dans la boite à gant de la 205… Quel soulagement ! Ce jour là je t’avais offert une clef infrarouge et je t’avais fait un joli fond d’écran. Tu étais tellement fière après !
Mon petit téléphone. Tu me manqueras. Tu me manqueras beaucoup.
Soirée dramatique. Je te cherche, j’attendais un SMS de Benjamin. Mais où est mon téléphone ? Je fais toutes les poches une par une, présentant une mauvaise nouvelle. Et si tu étais sous le talon d’une dame ? Et si tu n’avais plus de batterie, il faudrait encore que je te recharge ! Non. Tu étais toujours fidèle, quand tu n’avais plus de batterie, tu me prévenais toujours. Un long cris d’alarme aigus et plaintif qui réveillait tous mes camarades de classe qui s’endormait devant la leçon de la prof de français…
Et puis je te retrouve. Tu étais tombé dans les toilettes !!! Personne ne t’avais vu. Heureusement que la réfraction existe et que je ne suis pas trop grande, sinon je ne t’aurais jamais vu coincé juste avant le siphon. Pauvre petit téléphone ! Tu es resté près de 2h à cracher des bulles en nous appelant à l’aide pendant que d’autre te pisser dessus. Une fin atroce.
Je t’ai tout de suite ouvert le ventre, récupérer la puce, enlever ta batterie. Tout sécher. Mais c’était sans espoir. La puce était grillée, tous tes circuits avaient pris l’eau. Et puis tu sentais un peu le pipi…
Ce petit article pour toi, mon cher téléphone… Tu vas me manquer…
Jusqu’à la semaine prochaine où j’aurais un nouveau téléphone trop de la balle avec bluetooth et écran pliable !! (si tout va bien)
bouillie et compote
Je ne rigole pas, la bouillie c’est délicieux. Tellement bon que mes parents en ont mangé avec moi. Ce n’était pas par compassion, mais par gourmandise. Rappel de bon souvenir, ma mère : “Je me souviens que je faisais un stage en pédiatrie, j’étais toujours volontaire pour faire les biberons… C’est délicieux la bouillie !” Oui, oui, c’est délicieux, on a compris. N’empêche que c’est vraiment délicieux !
Il y a aussi la compote pomme-banane qui n’est pas mauvaise. Ca passe tout seul, et contrairement aux compotes pour personne denté, celle-ci n’est pas trop sucrée. Le plus dur en fait, c’est d’ouvrir le pot. “L’ouverture est notre garantie” qu’ils ont écrit les compotiers sur le couvercle. Si ça fait pas pchit c’est que la compote n’est pas bonne. Et puis si la personne ne fait pas phew une fois qu’elle est ouverte, c’est qu’il a abandonné avant que ça fasse pchit. On dirait une sécurité enfant ce truc. Peut-être que c’est une aide à la lutte contre l’obésité. Ou l’enfant ne peut pas ouvrir le pot, donc ne peut pas manger, ou alors il s’épuise, fait du sport, en l’ouvrant. Assez spécial comme précédé, mais ça fonctionne !
Petit conseil si vous vous faites opérer comme moi des dents de sagesse. Ne manger pas de riz !! Jamais de riz. Vous vous dites que le riz ça va, ça ne se mâche pas, ça passe tout seul, tranquille, ça me fera des féculents… Que des avantages. Idée fausse ! Le riz ne passe pas tout seul. Loin de là.








