Archive pour juin, 2007

Insectomania-Papillon

Pour simplifier les choses nous allons séparer le papillon en 6 parties : -le corps, -les pattes, et -les ailes.

Le corps du papillon déjà. Comme je l’ai appris il y a longtemps déjà en regardant un dessin animé, dont j’ai oublié le nom mais c’était un truc genre cartoon que tous les pitits enfants ont vu un jour, les papillons sont les artistes danseurs illusionistes des herbes. Cette fonction est bien entendu liée à leurs ailes parfois et bien souvent extrémement colorées mais aussi à leur corps ! Il n’y a pas plus “manequin” qu’un corps de papillon. Parfaitement effilé, il permet au papillon une grande variété de mouvements ennivrants à géométrie optimito-illusoire.
Mais pas selement ! C’est sur ce corps que reposent les 6 pattes du papillon. Il doit donc être suffisamment solide pour supporter le poids de l’insecte mais aussi suffisament souple pour les mouvements que nous venons de préciser. Le papillon a créé pour cela un matériaux insecto-dermique à rendre jaloux l’armée amérique : le plasmolibriste. C’est avec ce matériaux que les papillons composent, bien au chaud dans leur crisalyde, leur uniforme.

Passons aux pattes. Pour entrer dans l’union fédérale des insectes, il faut remplir certains critères dont celui d’avoir 6 pattes. Le papillon qui possède un nombre important de siège au sein du comité des insectes (Les papillons adhèrent tous au parti des dimorphistes.) a, par conséquent, 6 pattes. Nous avons vu autour des jours 40 de nombreux papillons emputés d’une ou plusieurs pattes suite a de nombreux combats contre les autres espèces terriennes. Passons ces moments pénibles…
Les pattes du papillon sont composé du même matériaux que le corps mais il est beaucoup plus épais ce qui donne au patte une rigidité qui était plutôt à éviter pour le corps. Les papillons les moins habiles à la fabriquation corporel intra-crisalyde se retrouve avec un corps extrémement rigide (ce qui leur donne un air plutôt “coincé”) ou des pattes molles (leur aspect sera plutôt celui d’une nouille trop cuite, peu apprécié des papillonettes.)

Ah ! Les ailes des papillons ! Element extrèmement important ! On ne peut pas parler des papillons sans parler de leurs ailes ! L’aile d’un papillon est un individu à part entière. Chaque aile possède une partie du système nerveux du papillon indépendante. Ceci signifie que le papillon peut voler tout en dormant ou que si une aile ne veut pas voler, sa soeur peut se retrouver seule avec le point de la bête. Il arrive parfois qu’un papillon ne s’entende pas avec une de ses ailes pour des raisons plus ou moins personnelles souvent dues à l’éducation, que l’insecte à fournis à ses ailes, intra-crisalyde.
Les ailes des papillons ne sont pas seulement leur moyen favoris de déplacement, mais aussi un moyen d’expression à part entière. Les papillons décorent leur ailes selon leur culture, leur sexe, leur lieu de naissance, leur gout aussi tout simplement. Les codes sont tout de même strictes. Un papillon des plaines n’a pas le droit de possèder les couleurs des papillons des bois. Les papillons les moins respectés au sein du parti sont les papillons mimétistes, selon l’opinion insectiale, il manque d’imagination et l’imagination est bien entendu une preuve d’intelligence pour un artiste…

Bilan de Benjamin sur les papillons :

C’est con un papillon, surtout les papilllons de nuit qui volent vers la lumière, c’est vraiment con, z’ont qu’à être des papillons de jour !

Nota Bene : Mon papillon préféré est le Ptérophore pentadactyle. On le trouve souvent dans les fougères au bord des champs le soir. Très joli ! On dirait des petites plumes qui volent toutes seules, ou des hélicoptères selon ma grand mère.

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Miam !

AAAAaaah ! Morte de faim !

A manger ! Vite ! A manger !

(j’ai interdit les commentaires dans cet article
pour éviter tout débordement.)

J’ai appris il n’y a pas longtemps
que l’image que j’ai publiée
est une gargouille de la
cathédrale de Chartres !


Merci à Benjamin pour m’avoir fait entrer dans cette boutique de souvenirs.

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En haut ?

Il y a deux ans, alors que j’étais en vacances à Serre Ponçons avec mes parents, il y avait une petite animation dans le terrain de camping. C’étaient des artistes jongleurs qui profitaient surement du festival de la musique pour se faire remarquer. Je regardais leur numéro quand une petite fille tira sur mon T-shirt (enfin, mon haut, je ne me souviens plus exactement de ce que je portais ce jour là.) Je quittai du regard le spectacle pour la regarder, elle. Elle avait des cheveux très noirs, une peau un peu bronzée, normal pour l’été, mais surtout des yeux bleus si foncés et si beau que j’aurais pu en être jalouse ! - et pourtant, j’aime la couleur de mes yeux…

Alors la petite fille qui devait avoir 5 ans, pas plus, me dit :
- Dis, ça fait quoi d’être en haut ?
Je pensais alors qu’elle me demandait ce que les artistes faisaient. Il y avait un peu de monde, les gens se serraient, une petite fille ne pouvait pas voir d’où elle était.
- Tu peux te rapprocher si tu veux, que je lui dis, demande pardon aux gens, ils te laisseront avancer devant.
Alors la petite fille secoue la tête et répète.
- Ca fait quoi d’être en haut ?
Je ne comprends pas bien, mais mon envie de répondre à tout prend le dessus.
- Quand on est grand, on peut voir plus loin. Un jour aussi tu seras grande.
La fille n’a toujours pas l’air satisfaite. A sa bouille, je me dis alors qu’elle pense peut-être à la mort. On dis bien “là haut” pour désigner l’au dela, non ? Il faut faire attention avec ce sujet, on ne sait pas ce que les gens ont pu avoir vécu. Je n’avais pas de réponse…
- Je ne sais pas petite, personne ne le sait vraiment.

Une fois que j’eux dit cela, les yeux de la petite fille exprimèrent une certaine colère et alors elle soupira, comme si je venais de lui dire la pire des âneries.
- Pfft, menteuse !
Elle aurait pu me cracher dessus, ça m’aurait fait le même effet.

Mais alors petite fille, dis moi, toi comment c’est en haut !

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J’ai plus assez de doigts

*Bon, je ne vais pas encore faire un article rien que pour ça,
c’est la routine maintenant…
je le précise juste,
au cas où les gens ne l’avait pas vu,
mais nous avons largement dépassé
les 11 000 lecteurs !*

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Vulgarisation

Mon but dans le dernier article, Inversion d’Idéo, n’était pas dans le fond de prouver que la raison n’existe pas. D’ailleurs, comme le souligne Shad, comme je l’avais fait à la fin, toute ma démonstration se détruit très vite. Je l’ai moi-même dit : “J’ai raison” et c’était vrai j’avais raison ! Alors pourquoi chercher à prouver aux gens que la raison n’existe pas alors que je dis précisément plus bas que je sais qu’elle existe par ce “contre exemple” de j’ai raison ?
Mon faux but était, nous pourrons le dire comme cela, une leçon de vie. Elle s’adressait aux gens qui savent qu’ils sont capables de lire une chose pareil et saisissant les problèmes d’argumentation, sans se laisser porter et se répéter à chaque phrase : “mais oui ! c’est vrai ! elle a raison ! j’y avais pas penser avant !” Je ne m’adressais pas à ce genre de personne. D’ailleurs le style exubérant que certains ont remarqué ne se prêter pas à tous lecteurs.


Voilà, grace à cette inversion d’Idéo que je traduis par ce faux raisonnement, j’aimerais que les gens essayent de comprendre autrement. Je m’adresse à ceux qui en savent trop, à ceux qui savent qu’ils sont intelligents, aux docteurs, aux savants, aux penseurs… A tous ces gens qui m’entourent de plus en plus. Essayer de voir pourquoi la terre est plate ! Essayer de voir pourquoi certains préfèrent fermer les yeux sur le progrès ! Essayer de comprendre les gens qui vous entourent au lieu de vous emmurez dans vos morales, dans votre savoir. Essayer de rêver ! Au lieu de ne penser qu’à votre productivité future, révassez vous autres ! Révassez ! Et arrêtez de vous plaindre contre le stress qui ronge la société, car vous ne faites rien contre !!

Pratiquez l’inversion d’Idéo, dites vous que la raison nexiste pas… vous arriverez pendant un bref instant à ne plus toucher terre… et à ce moment là… les problèmes partiront. Je ne parle pas de les fuir, je parle de les résoudre. L’inversion d’Idéo en est le meilleur moyen. L’absence de raison est la clef de bien des équations.

Depuis quand faut-il avoir 50 ans pour dire ce que l’on pense de la vie ?

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Inversion d’Idéo

Le monde n’a pas de raison d’être. La vie, celui qui peut vivre n’a aucune raison de vivre. Personne ne peut dire “J’ai raison !” car une autre personne sera toujours là pour le contredire et dira, elle aussi “J’ai raison !”Le seul qui a raison est celui qui avoue ne pas avoir raison, mais dans ce cas il sait qu’il a raison, donc, dire “Je n’ai pas raison !” et la même chose que de crier “J’ai raison !” La raison n’existe pas.
Seulement 20 % des personnes qui liront cet article en saisiront le sens. Sachant que seulement environ 5 humains et trois quart le liront… L’humain est incapable de concevoir le rien. “Il y a forcément quelque chose. Même le vide est constitué de petites particules…” et machin machin, qu’on nous rabâche sans arrêt en science. Et si je vous dis, moi, que la raison n’existe pas vous répondrez alors “Oui, nous savons que personne ne peut véritablement avoir raison…” Alors, si vous dites cela, vous n’avez pas compris.

Le meilleur moyen de prouver qu’une chose n’existe pas et de procéder par un raisonnement par l’absurde. Supposons que la raison existe. Soit un individu A présent sur un plan P quelconque et B un second individu venant tout juste sur ce plan P. L’individu B dira alors “Cette place que j’occupe est la mienne !” L’individu B a raison. Cependant, l’individu A attendait la visite d’un individu C qui devait se placer au point exact que l’individu B occupe. L’individu A rétorquera alors : “Non, ceci est la place de C !” L’individu A aura raison, ceci était réfléchi bien avant que B se fasse remarquer par son égocentrisme. A et B ont raison, cette place appartient donc à deux individus différents. Cependant B n’est pas égal à C, donc B et A ne peuvent pas avoir raison en même temps. Ceci contredit ce que nous avons prouver plus haut. Résultat : la raison n’existe pas.


Mais… Rien du tout cher ami ! La loi punis un criminel, elle a raison. Mais le criminel crit à l’injustice, pour lui aussi, la raison est chez lui. Je viens de vous dire que la raison n’existe pas ! Le criminel est en prison et l’individu A n’aura qu’à papoter avec B, et alors ? Accepter l’absence de raison n’est pas une attitude raisonnable, c’est juste un manque de courage : celui de chercher longtemps ce qui n’existe pas. Etre décourager de cette façon c’est ce que certains appellent ne pas avoir les pieds sur Terre ;-)

La solution pour ne pas devenir fou après cette révélation ? Elle est pourtant simple, le cerveau ne peut pas imaginer le rien mais comme nous le prouve l’existence des nombres relatifs il peut imaginer le NEGATIF.

Prenez 1 bonbon et posez le sur votre clavier. Plus vous aimerez le bonbon choisit, plus l’expérience aura des chances de réussite. Vous pouvez même passer beaucoup de temps pour le prendre ce bonbon. Vous pouvez faire un tour au commerce le plus proche pour acheter votre bonbon préféré, mais votre vrai de vrai de bonbon préféré ! (si c’est un paquet de lucioles, c’est gentils de penser à moi, n’est-ce pas LBW ?) Mais attention, éteignez votre ordinateur tout de même si vous partez; l’énergie est notre avenir, économisons là.

Donc, posez ce bonbon sur le clavier. Résistez à l’envie de l’avaler. Voici 1 bonbon. Mais alors, comment créer -1 bonbon ? On ne peut pas avoir un trou dans l’espace temps pour votre -1 bonbon ! évidemment que non… Prenez votre 1 bonbon avec la main gauche, ouvrez la fenêtre de l’autre main et jetez 1 bonbon le plus loin possible. Je vous assure que ce sacrifice aura du bon. Allez ! Un peu de courage ! jetez ! JETEZ !!

Voilà qui est fait. Revenez devant votre ordinateur. Regardez le clavier. Il manque quelque chose. Vous venez de créer -1 bonbon chez vous, sans matériel sophistiqué tout droit sorti des cerveaux chauves du CNRS. Si si, je vous assure, -1 bonbon devant vous. D’ailleurs, le négatif est tellement opposé que vous le sentez comme un manque sur votre palais. Essayez ensuite d’entrer en contact psychique avec 1 bonbon. Il est perdu et abandonné dehors.-1 bonbon est chez vous, 1 bonbon ailleurs. C’est cela qu’il faudra faire pour contrer l’absence de raison, concevoir le positif ailleurs en imaginant le positif chez soi : -1 + 1 = 0. CQFD.


Un dernier petit obstacle à la valeur absolue du savoir… (non, plus de sacrifice, ne vous inquiétez pas !) Comment créer le négatif chez soi ? La nature a doté l’humain d’une arme redoutable : la psychologie complexe. Grâce à notre don pour compliquer les choses nous pouvons opérer ce que les plus grands sages appellent inversion d’Idéo. prenons un odieux individus pour lequel tout le monde sait qu’il a tort : Valérie Brochu. Infiltrez vous dans son esprit, c’est pas dur. Valérie est 1, vous êtes -1.

Valérie dit : “Self-Story, c’est nul.” Elle est 1 donc elle a raison.
Valérie dit : “Le sud Géographique et le même que le le Sud Magnétique.” Elle est 1 donc elle a raison.
Valérie dit : “Il ne faut pas faire l’amour avant le mariage.” Elle est 1 donc elle a raison.
Valérie dit : “Le bleu est la couleur a plus moche qu’il soit !” Elle est 1 donc elle a raison.

Valérie est 1, elle a raison, et vous pauvre -1 vous avez tort mais vous venez de créer le 0 ! Entrez dans l’autre, acceptez le fait qu’il puisse avoir raison contrairement à vous et vous créez le 0, l’absence de raison.

S’il n’y avait pas de psychologie complexe l’inversion d’Idéo serait impossible car tout le monde serait du même avis et alors 0 ne pourrait pas être créer. Voyez cette phrase : créons le rien là où il y en a de trop. Vous saisissez à présent sans problème l’ambigüité qui réside ici…


Atteindre le savoir absolu prévoit d’être difficile. Soyons prêts pour un long voyage… Et là, je sais que j’ai raison :-)

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Episode 7 du Self-Story ! Et fin de la saison 1 !!

En prime : Nouveau design Shad Corporation ® !

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Truc Muche

J’ai mis truc Muche, car je ne savais pas quoi mettre d’autre, et j’ai pas le courage d’écrire… enfin, pas pour le moment. Attendre l’édit de ce post… s’il vient un jour.

Voilà, j’ai tapé truc muche dans google. Voici ce qu’est un truc muche. C’est vraiment étrange…. vous ne trouvez pas… la fente sur le bas me fait penser à un sourire, et puis le petit point sur le coté à un oeil. Vous savez que le cerveau est formaté pour reconnaitre et très facilement percevoir les visages ? Je pense que vous connaissez les peintures de paysage où plein de visage apparaissent. Souvent, l’on voit les quelque visages avant de voir les arbres ou les rivières qui composent le paysage. C’est assez étrange… Ceci explique bien pourquoi, en voyant le truc muche, je crois avant tout voir un borgne (qui est une espèce peu courante de visage humain)

Et puis le petit coin doré et triangulaire ? Est-il relié à l’autre bout doré en bas à gauche ?

Heu… et si le truc muche était posé à l’envers en fait ? *penche légèrement la tête sur le coté (vous, vous devez faire de même !)* maintenant ça me fait penser à un bateau échoué sur un rocher d’or… Très étrange le truc muche…

——–EDIT n°1————–

J’ai réussi à avoir quelques informations sur le truc muche. savez vous qu’il coute 580 € ??? Trop précieux un truc muche en fait ! Son nom complet est truc muche en veau d’or. Je fais un peu de pub à l’éeveur de truc muche, voici ce qu’il dit sur ses bestioles :

Donner corps à la chose indéfinie, C’est marrant… Et la dorer comme on le faisait avec le Veau…

son nom est Alex Stalenberg.

——–EDIT n°2————–

Voici le blog de M. Trucmuche.

——–EDIT n°3————–

Prenez l’espèce de trucmuche et inclinez le sur la droite. Posez le sur le coté droit. Oui, voilà, comme ça. Faites bien attention à ce qu’il ne roule pas sur le coté… Voilà ! parfait !

Alors maintenant, que voyez-vous ? Vous voyez l’espère de fente ? En fait, c’est un fauteuil. C’est la selle qui permet de monter le truc muche. Très pratique. L’espèce de boudin blanc en dessous c’est un prototype d’appareil de déplacement trucmuche. Prototype, car il n’est pas encore au point (cela ne fait que quelques secondes que le trucmuche possède des pattes et comme vous le savez, il faut plusieurs années pour qu’une espèce soit au point. Merci à dieu d’être aussi long à la détente…)

Le triangle de devant est un radar. Il permet au truc muche de se déplacer dans son milieu naturel sans encombrer la circulation. Idem pour celui de l’arrière. Les deux radar ne sont pas alignés, ceci leur permet de percevoir en 3D ! Le trucmuche est peut-être un peu bisarre, mais il est quand même au top de la modernité biologique !

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Du sang sur le chemisier

Je ne suis pas contente ! Mais alors là pas du tout !!

Je me promène dans Nevers avec Maman-chérie. Je devais apporter un papier à l’assurance pour la conduite accompagnée (et oui maintenant les gens, je peux conduire !!) C’est pénible les assurances. Ou alors elles ne sont jamais ouverte, ou alors il n’y a pas une place de libre juste devant. On est donc obligé de se garer plus loin… Mais il y a la fête de Nevers en ce moment dans le parc. On doit donc se garer beaucouuup plus loin, soit dans le parking payant sous Forum. C’est pas bien les parkings sous-terrains, j’aime pas. (j’ai donc furtivement laisser le volant à ma mère, qui n’aime pas non plus ce genre de parking. Mais depuis le temps, elle a du avoir fini sa cure de désensibilisation aux parkings sous terrain super étroit, où on voit rien, qui glisse, et où il n’y a même pas une place de libre assez large pour qu’on puisse s’arrêter sans craindre de se faire cabosser durant notre absence ! fin bref… la parenthèse commence à être longue)

Nous nous garons donc au parking payant. Il faut alors traverser le centre de Nevers pour aller aux assurances. Il pleut (pénible le temps aussi !) mais chance incroyable on a un parapluie dans le coffre. Bon, il est un peu étrange niveau forme… m’enfin, ça fera l’affaire. On marche. On slalom entre les autres passant, faisant bien attention de ne pas leur planter nos baleines dans les yeux, ou de crever un parapluie adverse qui ne s’est pas incliné à temps pour nous laisser passer. Maman-chérie entre dans un magasin (j’aime pas shopper !… malheur) alors moi je continue seule avec mon parapluie déformé.

Soudain, un gars m’arrête. Hep hep hep ! Ou tu vas, toi ? Et il met son bras au travers du trottoir pour m’empêcher de passer et m’attraper par la taille. Il n’a pas le temps de me toucher. je fais déraper mon livret de conduite bleue (vous savez, le livre de malheur avec les étapes impossibles à passer) sur son bras. je ne sais pas trop comment ce qu’il s’est passé ensuite est possible, mais il faut croire que sur le coup, je savais ce que je faisais car lorsque j’ai vu un peu de sang briller sur le bras du gars, ça ne m’a pas étonnée. J’ai réessayé ensuite de refaire le même mouvement sur moi, ça n’a pas marché… Toujours est-il que je venais de couper le bras du gars avec la couverture de mon carnet ! Pas croyable ! Une fine coupure, mais assez profonde juste pour qu’il y ait un peu de sang.

Le gars par contre est surpris. Il n’a pas mal (enfin, je suppose, sinon c’est qu’il est vraiment doudouille) mais il est bien surpris. Il me regarde dans les yeux, comme pour chercher une raison à la coupure. Désolée mec, mais si je savais comment c’était possible, je recommencerais de suite pour bien te montrer comment on fait. Alors son pote l’écarte de moi et je peux repartir.

J’ai pas fait gaffe. Il y avait de son sang aussi sur mon beau chemisier blanc presque tout neuf ! Pas contente du tout la Alyanie, mais alors là pas du tout… Le sang, ça part vite mais mon chemisier blanc…

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Anachronisme

Ne vous est-il jamais arrivé, un jour, de sentir que vous n’êtes pas à votre place ? De voir, pendant quelques fractions de seconde le monde autrement que vous ne l’avez jamais vu ? D’être soudainement comme dans une bulle qui s’envole. Transparente, vous dedans, vous voyez le monde de haut, vous voyez les petites voitures qui s’enfilent, vous voyez les serres, les immeubles, votre école, votre travail, votre maison, les routes, les champs, puis vous voyez les nuages et…

Pup ! la bulle éclate ! Vous retombez d’un seul coup à votre place ! Vous clignez des yeux. Tout redevient “normal”. Vous essayez de vous rappelez de l’autre vision du monde que vous venez d’avoir… en vain…

Me voici dans le bus. C’est le matin. Tout le monde dort les yeux ouverts, même moi. Nous traversons les zones pavillonnaires, industrielles… parfois quelque champ. Il faut ramasser tous les élèves (parfois je me demande si nous ne suivons pas le même itinéraires que les éboueurs) et aller au lycée. Personne n’a envie de s’y rendre. Même si on y retrouve les amis, parfois son amoureux(se). Le matin, on pence rarement aux amis. Alors on n’a pas envie d’y aller.

Et puis je vois le soleil qui se lève. Les nuages se teintent d’orange au dessus des serres qui se mettent à briller comme des halogènes. J’ai tout d’un coup l’impression d’être dans un film de science fiction. J’ai l’impression d’être un anachronisme, apportée là, sans raison, dans une navette triangulaire qui a un mouvement de translation assez surprenant. On ne sent pas la route, le bus glisse dessus, comme les vampires dans Dracula.

Puis je ne comprends plus rien, je ne sais pas ce que je fais là, je ne sais pas qui sont ces gens qui m’entourent. J’ai envie de fuir, de briser les vitres, de partir courir dans le champ de l’aéroclub un peu plus loin. malheureusement, un avion décolle. J’observe l’envol de l’engin avec admiration, me demandant ce que les dieux (s’ils existent) peuvent bien penser de ces drôles de trucs qui viennent leur gratter les orteils. Nous passons devant le rond point.

De l’art bien étrange. Tout de métal brillant comme l’argent. Deux triangles imbriqués l’un sur l’autre, comme si celui du dessous tranchait le corps de celui du dessus. je me demande si ce métal est vraiment tranchant. Je les imagine tentés de rouge. Je m’enfonce dans mon siège, respire lentement. Ne t’inquiète pas Alyanie, tout va bien… Tu vas bientôt arriver au lycée. tes amis sont juste devant, Thibaut, Adam, et d’autres qui t’attendent.

Je ne pus cependant m’empêcher de jeter un dernier regard vers l’immortel lever du soleil, celui que les fourmis géante de l’époque du Quarténaire inférieur ont vu naitre… je ne pus cependant pas me demander à quoi pouvait bien ressembler la France couverte de forêt, vue du ciel, ou par les yeux d’un loup.

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