Archive pour juillet, 2007

L’imagination des pays Aliens

Le mot alien vient du latin alienus (a, um, adj pour les intimes) qui signifie “étranger”, celui qui appartient à un autre pays. Il était donc normal d’appeler “ceux qui viennent d’une autre terre”, soit les extraterrestres, des aliens. Comment imaginerez-vous la terre des aliens ? Un peu comme notre planète. Avec des arbres, des animaux, des petits nuages gris dans le ciel…

Quand les européens commencèrent à repousser la ligne de terra incognita, ils rapportaient souvent des histoires fabuleuses à leurs familles, dans les bistrots. Fasse à l’inconnu, il était si facile de voir des animaux fantastiques ! Et puis lorsque les gens ne connaissent pas, nous pouvons leur raconter n’importe quoi ! Saviez-vous que les noix de coco qui poussaient aux Antilles utilisaient les moustiques comme protection rapprochée ? Les noix de coco antillaises ont (contrairement aux autres marques de noix de coco moins évoluées) un tout petit trou vers le bas qui permet aux larves de moustiques, habituellement déposées dans les marres ou les rivières, de se cacher à l’intérieur du coco, dans l’humidité du lait. En échange du gardiennage, les moustiques une fois devenu adultes restent en permanence à proximité de la noix. Lorsqu’un prédateur cocovore arrive à proximité, les moustiques l’attaquent en essaim compacte. Vous ne le saviez pas ? Même que les récolteur de coco sont obligés de se couvrir le corps de feuille de bananier pour les cueillir, car, comme tout le monde le sait les feuilles de bananier repoussent les moustiques.

Maintenant, grace à (ou à cause de) la médiatisation, tout nous semble commun. Nous avons l’impression de connaitre le monde entier. Et pourtant, comme me l’a si bien prouvé un ami québécois alors que nous nous baignons dans un affluent de la Loire, certaines choses restent encore derrière la ligne de la terra incognita.
- Dis moi Alyanie, il n’y a pas d’anaconda ici ?
Comment ne pas se retenir de rire ? Un anaconda, en liberté, en France ?? Il doit manquer une case…

Et c’est ainsi que naquit le silure mangeur d’homme, qui gobe les baigneurs trop imprudents en moins de 3 secondes ! Les Francs Bretons, à 1€56 (taux boursier été 2007). Les vaches qui portent des ailes lorsque la saison n’est pas morte (donc vivante; quand ya pas trop de neige je pense) et que même leur brique peuvent voler ! Les pauvres, ils sont obligés d’avoir des cages dans leur frigidaire pour ne pas que les briques volent n’importe où et renversent… qu’est-ce qu’une brique volante peut bien renverser ? Le sirop d’érable, ça se met au frigo ???

Aller dans un pays alien c’est être confronté à des choses différentes. Et l’on se rend très vite compte que nous sommes loin, bien loin d’être omniscients. Mis à part les briques volantes et les serpents à nageoire, entrez juste dans une douche. Ou même, encore moins loin : regardez les serrures, les portes, les fenêtres ! Déjà qu’en France il existe un certain nombre de race, mais alors, vous ne savez pas combien j’ai galéré pour fermer la porte “de la salle de bain” quand je partais à l’étranger !! Des poignets qu’il faut tourner pour ouvrir la porte et appuyer dessus pour la verrouiller. Des droles de trucs à loquets multiples; des fenêtres à moustiquaire où c’est une manivelle (cachée bien évidemment, la manivelle, sinon c’est trop facile) pour ouvrir un peu car à cause de la moustiquaire on ne peut pas directement accéder à la poignet.

Quand quelqu’un qui rentre d’un voyage me dit c’est comme ici je me dis que j’aurais du partir à leur place, ça m’aurait fait plus d’exemples à mettre dans cet article et puis, ce fut un voyage pour rien !

Deux petits derniers le saviez-vous pour la route :

Saviez-vous qu’en Espagne il n’y a ni eau chaude, ni eau froide ? Quelque soit le robinet, c’est la même chose !
Le robinet d’eau chaude avait un C d’écrit dessus (comme caliente je crois) et celui d’eau froide un C aussi ? (comme cold) Je dois dire que là, le fabriquant de robinet a été un peu bête… Heureusement qu’on sait que l’eau chaude est à gauche et l’eau froide à droite… Quoique que c’est pas toujours certain ! Le robinet de la baignoire chez moi est inversé. lol

Saviez-vous qu’en région Centre on n’est pas obligé de respecter le code de la route partout ? Ya des endroits où c’est obligatoire et d’autre non ! Vrai de vrai : j’ai vu un panneau avec dessus : “respecter le code de la route” Ca veut-il dire qu’avant le panneau on n’était pas obligé ? Il n’y avait pas de panonceau “rappel” donc, ça doit bien être ça…

Et oui, tout ça, je ne l’aurais pas remarqué s’ils avaient eu lieu chez moi. C’est lié à l’imagination des pays aliens, dans l’inconnu, tout devient incroyable et surtout RACONTABLE car si on ne fait pas partager nos expériences, cela ne sert à rien non plus de voyager pour sa pomme (quel intérêt, franchement ? voyager sans rien raconter à personne, c’est comme faire un rêve fantastique sans s’en souvenir au réveil)

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Pense aux nuages d’orage…

Vous voyez cette eau ? Cette mer de Polynésie ? Elle donne envie, n’est-ce pas ? Et bien sachez que durant deux semaines je pouvais m’y baigner lorsque je voulais, il suffisait que je regarde SES yeux ! Pas seulement la couleur, mais aussi les nuances, les stries légèrement grises (je ne sais pas si les reliefs qu’il y a dans les yeux ont un nom précis…) tout ! TOUT ! C’est exactement cette eau !!

Mon Benjamin à moi. Oui, Mon Benjamin à moi il est capable d’afficher des posters terriblement affreux de métaleux (avec des guitares que je n’aime pas) au dessus d’un petit ours blanc qui regarde les étoiles. Il est adorable Mon Benjamin.

On part en expédition dans la campagne Niverno-Alliero-Cheroise (ça se dit comme ça ?) à la recherche du pont canal. A chaque patelin je me demande par où passer. “Ca ne se voit pas sur ton visage si on est perdu, t’inquiète !” qu’il me dit. Bien sur, ça m’oblige à rajouter que je n’y suis jamais allée en vélo. (honneur oblige) Bien sur. Il est malin Mon Benjamin.

Allongés tous deux dans l’herbes, à chasser les araignées qui nous chatouillent le cou, ou à prendre bien soin de couper la tomate à presque la moitié, mais pas trop, car il sait que j’adore ça et que le plus gros morceau me fera plaisir, nous nous regardons amoureusement les yeux dans les yeux…
“J’aime la couleur de ton regard, me dit-il tendrement, tes yeux sont… verts artichauts !”

…Je t’aime Benjamin…

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