le spécial du dimanche - l’objetrophe (3)

Ya un truc génant dans cette pièce. Déjà, elle n’est pas aussi petite qu’elle le devrait, et puis une lumière pas normal y arrive. Cette lumière pas normale, c’est celle du soleil : ici il ne devrait pas y avoir de lumière du jour mais seulement une lumière d’ampoule. Je n’ai pas l’habitude qu’il y ait une fenêtre dans les toilettes…

La Fenêtre, esprit du Diable

 

 

Oui mais quelle idée de mettre une fenêtre ici ! Encore, s’il s’agissait d’une petite fenêtre, en lucarne, tout en haut, tout juste sous le toit pour laisser passer quelques rayons symboliques, mais non ! Il faut que ce soit une grande fenêtre, à hauteur d’homme ! Dites-moi, à quoi servent les fenêtres dans les toilettes ?

La fenêtre a été inventée il y a bien longtemps, par un homme (je suppose) qui est aujourd’hui bien vieux. Je ne pense pas que cet homme avait l’idée que la fenêtre qu’il venait de créer deviendrait la réincarnation même du diable dans le monde d’aujourd’hui. C’est un symbole ! Tous les péchés capitaux, qui seront au nombre de 4 dans cet article, y passent (comme les 4 merveilles du monde, les 4 jours de la semaine, ainsi que les 4 étoiles du drapeau européen… - j’en reparlerai peut-être un jour de cette connerie qui n’en n’est pas une.)

Gourmandise : Comment ne pas penser à la gourmandise sans penser tout d’abord à la fenêtre ? C’est par celle-ci que passent les odeurs du poulet, c’est par celle-ci que l’espère ce Gouzigoulum d’Adibou vient pour manger le gâteau aux piments, c’est par celle-ci aussi que les morfales attaquent les petits pots de la laitière. S’il n’y avait pas la fenêtre, nous ne verrons pas la jolie quiche de la voisine et surtout, s’il n’y avait pas la fenêtre, les gentilles mamies ne pourraient jamais mettre leurs bons petits plats à refroidir dehors, et jamais les saveurs de ces petits plats n’atteindraient alors nos narines.

Vol : Pas besoin d’en faire un long paragraphe. C’est bel et bien par la fenêtre que nos nobles cambrioleurs (du style Arsen Lupin) passent pour dérober les bijoux de feu Belle-Maman. Sans fenêtre, jamais ils ne seraient tentés de passer là. Vu que 75 % des voleurs passent par les fenêtres, sans fenêtre se serait alors 75 % de vols en moins !

Sexe : Eh eh ! Vous n’avez jamais pris connaissance du célèbre cliché du voisin pervers en train de regarder au travers de jumelles la jolie voisine d’en face dans sa salle de bain ? Et puis Juliette, qui va voir son Roméo à travers sa fenêtre… Bon, ok, c’était un balcon. Mais ans fenêtre, il n’y aurait pas de balcon, donc s’il n’y avait pas de fenêtre, Juliette n’aurait jamais fricoté avec Roméo ! Shakespear avait bien pressenti la terrible affaire que devenait cette invention.

Homicide : Sujet bien plus grave cette fois. Je ne plaisanterais pas sur le sujet, bien souvent ont lieu de terribles défenestrations, volontaires ou non. Et puis la fenêtre fournie de nombreuses armes : le vide, le verre cassé peut- être extrêmement tranchant, les volets où l’on peut coincer les mains de quelqu’un avant de le frapper à mort, les rideaux pour étrangler… Mon imagination de meurtrière s’arrête ici, bien loin d’Agatha Christie.

Histoire à Propos de la Fenêtre :

Il était une fois, un très beau jeune homme qui aimait une très jolie fille et qui voulait se marier a e et avoir plein de beaux enfants. Malheureusement le papa de la très jolie fille (qui s’appelait Betty) ne voulait pas que le très beau jeune homme (Bermud) ne se marie avec Betty et lui fasse de beaux enfants. En pensant le décourager, il enferma sa fille dans sa chambre, tout en haut de la plus haute pièce de sa plus haute maison (le père de Betty était aussi très riche…) mais Bermud était bien plus malin que ça ! Il pris une grande échelle et grimpa à la fenêtre de Betty. Celle-ci lui ouvrit […]

Vers quatre heures du matin, Bermud décidé de repartir. La fenêtre était à battants, très lourds. Il fallait les relever avec beaucoup de force. Betty échappa le lourd battant juste au moment où Bermud sortait. Par chance, il eut le temps de se jeter sur elle, l’échelle je veux dire, avant que la fenêtre ne se referme, juste derrière lui.

Le matin, le méchant papa entra dans la chambre de sa fille. Il remarqua tout de suite une anomalie : un bout de tissu était coincé dans la fenêtre. Pas parano du tout, il pensa tout de suite au très beau jeune homme, mais ne dit rien. Le soir venu, Bermud était de retour. Il se rejeta sur elle après être passé par la fenêtre. A ce moment là, le père de Betty entra en trombe dans sa chambre ! Ce fut la catastrophe. Possédé par la colère, il jeta une chaise sur Bermud. Celui-ci se baissa au dernier moment, la chaise s’écrasa sur la fenêtre, brisant la vitre. Puis le père se jeta au ciup du beau jeune homme, cherchant à l’étrangler (non, il n’avait pas subitement décidé de faire la paix, voir plus si affinité) Il appuya Bermud contre le bord de la fenêtre, puis il le poussa dans le vide…

Tout ça à cause d’une foutue fenêtre !

3 Réponses jusqu'à présent »

  1. 1

    Arnaud a dit,

    Dimanche 28 octobre, 2007 @ 3:41

    Ajoutons également “la musique” à cette (longue) histoire de fenêtre… Les gouttes de pluie, la grêle se brisant contre le verre, le vent d’hiver, et toutes ces mélodies expérimentales…

    (A part ça, sublimes photos.)

  2. 2

    Alyanie a dit,

    Lundi 29 octobre, 2007 @ 5:15

    Oui, il est vrai que la fenêtre ne crée pas que des mauvaises choses ^^

    L’image en question est tirée du site http://aixtal.blogspot.com/ de l’article du 21 janvier 2006.

    Merci de ta visite !

  3. 3

    Suan a dit,

    Lundi 29 octobre, 2007 @ 6:52

    Haha, c’est dr^ole, ton histoire… ;p

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