Christmas Term

C’est un ciel bleu-pâle, jaune-orange-pastel près du bord, là où la cime des arbres le fendillent de noir. Quand je suis triste, je regarde en l’air, et aujourd’hui, c’est l’hiver. Tout n’est pas blanc, loin de là, il y a du noir, du rouge, du gris et du tourmente. Parfois je m’imagine arrêtée, pendant une journée, à la porte du lycée. Je le vois s’allumer, aspirer ces particules multicolores, les vomir, aspirer de nouveau, racracher, puis s’éteindre. Le lycée a la peau transparente, l’on voit ses veines et aux heures de pointe, tout circule. Mais jamais je n’arrive à me stopper aussi longtemps. Toujours, alors, je suis une particule, une de ces particules que l’on voit, voutées, sous la peau froide du lycée.

Je dis froide car aujourd’hui, c’est l’hiver. Le gel le sait bien, il est venu avec sa bande d’amis : feuilles mortes, verglas, grosses chaussettes cachées sous les bottes, gants classieux des herbes givrées, et Noël.

Noël n’a pas lieu le 25, non, il dure bien plus longtemps : du premier Père Coca-Colien à la dernière épine du sapin. Grace à lui, l’hiver devient un vrai caméléon. Du dorée des éclairages publiques, toujours clignotants, mais sans jamais de chef d’orchestre des étourneaux voltigent loin retardataires des acheteurs de cadeaux l’avant-vieille quand les cafés ouvrent plus longtemps pour que les tasses glissent sur les pavés gelés et les semelles de caoutchouc, choux-fleur la petite poupée, dans le papier bleu. Un caméléon, ou une jolie plante carnivore. Que sais-je ? Que dis-je ? Il n’y a pas de cruauté ! Rien de beau, pas de piège, donc. Je divague. Certainement.

Pousse-toi donc, tu entrave mon passage.

Quand je suis triste, je regarde le ciel. Elle Ecrivez-vous beaucoup ? Moi Non. Pas tellement. Je croyais être maligne. Moi, un peu plus tard Mais qu’elle idiote fais-je ! Moi, cherchant à libérer de la place sur mon petit ordinateur et pourtant gros. Mais que si que j’écris ! Mais que si ! Pourquoi ai-je dis non. Et elle C’est trop tard, semble-t-elle dire. Je lis un livre écrit de cette façon. C’est difficile. Une fois la page finie, je suis essouflée. Mais alors, quand je suis triste, que fais-je déjà ? Ah oui ! Je regarde le ciel.

Ou je joue au sims. C’est bientôt Noël, j’ai le droit de ne presque plus beaucoup travailler, non ? Alors je reste longtemps devant ce jeu. Je monte les échelons de l’escalator social. Manque de pot, aujourd’hui il était en panne, j’ai perdu mon boulot. Demain, j’achète une nouvelle maison, et je me trouve un mari. Ou rien. Ou tout. Avec l’horloge de la grand-mère.

Ah la la ! Enfin que mon blog qu’il est qu’à jour !

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