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Dans l’herbe, devant mes yeux,
se trouve toujours cette pomme verrée
qui, sans pudeur, s’écroula à mes pieds.
Dans l’herbe, devant mes yeux,
se trouve toujours cette pomme verrée
qui, sans pudeur, s’écroula à mes pieds.
Hier en me postant à Carrefour devant le rayon des livres (les nouvelles sorties pour être plus précise) je suis tombée sur un petit livre bien sympa. L’auteur était Jean Claude Dreyfus, si je me souviens bien. Dans ce petit livre il y avait une petite phrase qui m’a fait sourire et qui, je pense, fera facilement toute l’introduction de cet article…
Lorsqu’il caméléon se regarde dans une glace, de quelle couleur est-il ?
Hier (toujours) avec mon Benjamin à moi, nous sommes allés aider mon père à préparer le char de la FCPE pour la fête des vendanges. Je ne vous dis pas de quel char il s’agit, ça tuerait tout le suspens (hum…) Lorsque j’étais petite et que je voyais les chars défiler, j’étais loin de me douter de tout les secrets armaturiers que pouvaient cacher les fleurs de papier. La ferraille, les soudures, les fils de fer dans tous les sens, le papier journal, encore le papier journal mais pas le même, la colle… et puis enfin les fleurs ! J’oubliais le plâtre, les fils de fer (et oui, encore).
Lorsque le char n’était qu’un projet (en début d’année) mon père demandait s’il n’était pas possible de faire un char pédagogique. Il voulait qu’on ne termine pas tout à fait l’oeuvre d’art, pour que chacun puisse voir tous les secrets armaturiers qui le composaient. je me souviens que l’ex président avait refusé, question d’esthétique, les gens ne veulent pas voir un bout de ferraille tout moche. Alors, je proposais de faire un char-robot. Voir des bout de ferraille tout moche, ça ne cloche pas sur un robot. Surtout qu’était sorti il n’y a pas si longtemps l’animation Robots, c’était dans l’actualité !
Le projet a été refusé.
Tout cela n’est qu’une question d’apparence. Un char n’a pas le droit d’être autre chose que Shrek, qu’un Pharaon, qu’un Papillon. Un char ne peut pas être vu comme un tas de papier et de fer rouillé, un char doit ressembler à autre chose qu’un char.
Les gens sont exactement pareils. L’on ne peut pas voir leur secret armaturier, mais seulement ce qu’ils veulent bien faire apparaitre. On ne peut pas connaitre quelqu’un par coeur, l’on peut juste deviner comment il est à l’intérieur, selon sa forme, ses couleurs…
Vivre avec les gens, c’est un jeu d’apparence. Même une personne dite complètement transparente ne pourra être entièrement comprise. Il y a ce que l’on veut qu’on sache de nous, ce que l’on veut cacher. Ce que quelqu’un désire comprendre, sur ce que l’on préfère fermer les yeux. D’une personne à l’autre, les perceptions peuvent changer.
Comme le char. Une femme qui passait par le hangar s’est intéressée par le travail de mon père. Elle a essayé de deviner de quel animal il s’agissait.
A votre avis ? lui a-t-il dit
Euh… Une souris !
Mon père, vexé, lui a gentiment demandé de sortir tout de suite du hangar et de rentrer chez elle regarder un reportage animalier sur la 5, histoire de voir à quoi ressemblent vraiment les souris.
Pour vous faire patienter - en attendant de nouveaux articles génialissimes - je tiens à vous présenter le nouvel ami d’Alyanie’s blog. Je ne vous dis pas de qui il s’agit (non non non, faudra aller voir) mais je suis trèèès sympathique (héhé) alors je vais tout de même vous fournir le lien !
C’est ICI qu’il va falloir cliquer ^^
Moi qui ai toujours fait confiance aux livres, qui n’ai jamais eu peur d’investir argent et temps dans quelques pages, me voilà trahie. je suis trahie, mais tous les autres livres, tous les autres auteurs sont trahis dans cette même occasion : comment un livre aussi merdique a-t-il pu être publié ? Comment tous les autres livres ont-ils pu supporter l’idée de côtoyer une serpillère en peau de rat pourri tel que celui là ?Le niveau d’écriture frôle l’enfant de 11 ans, la maturité de l’histoire est digne des Totaly Spies qui, je le rappelle, est un dessin animé créé pour les petits jeunes fatigués de leur journée d’école. 350 pages de honte.
Dites moi, mais dites moi, vous qui gérez le monde, comment un tel livre a-t-il pu être publié, et qui plus est, traduit ? J’ai même l’infime sentiment que l’éditeur a conscience de la merde qu’il a produit. Sinon pourquoi aurait-il rajouté dans un rectangle rose par l’auteur de Bridget Jones si le livre lui-même aurait suffit à la vente ? Je ne dis pas que tous les livres comportant l’insigne par l’autre de… sont merdiques, mais ce par l’auteur de… a été travaillé. Il ne sert pas de repérage, il est là pour vendre. La preuve : je l’avais vu avant d’avoir lu le titre. Et puis habituellement ces rectangles sont rouges et imprimés comme s’ils avaient été ajouté par dessus la couverture (et sont parfois vraiment ajoutés par dessus la couverture) tandis que celui-ci est incrusté, il en fait parti.
Deuxième indice de la médiocrité : ce livre n’a pas été arrosé par les critiques de la presse comme l’indique l’absence totale de citation et l’allongement phénoménal du résumé. Etrange, n’est-ce pas, pour un auteur adapté au cinéma ?
Conclusion : Tout le monde connais les ingrédient de cette serpillère; elle est pourtant publiée. (mais j’aime bien la couverture ^^)
Pas besoin d’être doué pour avoir son nom sur une couverture. je me mets immédiatement au travail. Peut-être à bientôt dans les libraires ? mdr
Pour aller plus loin… (non, c’est pas la prof de maths qui demande un petit chèque !)
Si vous êtes intéresser par les relations du hasard et de la fatalité, je vous conseille de lire le dernier Science et Vie “Et si la Vie Devait tout au Hasard…”
Voici l’avant propos (que j’ai beaucoup apprécié. Je lis rarement les éditos en fait… ^^)
Si le pot de géranium est tombé sur la tête de celui-ci et non de celui-là, c’est vraiment par le plus pur des hasards…Pourtant, interrogez le météorologue posté à l’angle de la rue. Il vous expliquera doctement que, compte tenu de la pression atmosphérique, de la direction des vents et de la topographie des lieux, la bourrasque à l’origine du fait divers était parfaitement prévisible. Le physicien ajoutera que la hauteur du centre de gravité du pot de terre, posé sur un plan incliné de surcroît, rendait sa chute inéluctable. Pour peu qu’un témoin attentif ait mentalement calculé la direction, la longueur et la fréquence des pas des différents piétons présents sur la zone au moment où la bourrasque s’annonçait, tous conviendront alors que, dans ces conditions, il n’y avait pas grand risque à parier que c’est bien sur la tête de celui-ci et non de celui-là que le pot de géranium viendrait fatalement finir sa course.
Cette petite fable est riche de 2 enseignements :
- le hasard est bien souvent un mot commode pour dissimuler notre ignorance
- il faut tout de même se méfier des géraniums mal arrimés aux balcons les jours de grand vent.
Mais, il y a aussi que la plupart du temps, le hasard nous dérange, voire nous inquiète, tant il nous livre à l’incertain et à l’aléatoire (voire l’entretien avec B.Cyrulnik, p.60). Pourtant, les scientifiques ne cessent de découvrir à quel point il fait le plus généralement très bien les choses. En particulier dans le domaine du vivant, où il excelle dans l’ordonnancement de toutes choses. Mieux qu’aucun maître ne saurait le faire…Les travaux les plus récents tendent à prouver que, non content d’être à l’origine du vivant, il est aussi le principe moteur de l’émergence de ses formes les plus variées, inventant sans cesse de nouvelles identités et forgeant autant de destins. Notre dossier en apporte la démonstration éclatante. S&V
- Oui, juste un allé simple. qu’elle dit à la gentille hôtesse quelle aurait bien étranglée sur place quand celle-ci lui avait indiqué le prix du bout de papier. Bon, Elisa se ressaisit, c’est quant même le droit de grimper dans un avaleur de kérosène géant, pas de la gnognote non plus, le bout de papier ! A faire pâlir le testament de Clovis, qui doit pas mal jaunir, le pauvre, depuis le temps… Elle garda le sourire en tapant le code de sa master card flambant neuve.
Un coeur qui louche et 5 grammes 60 de folie dans la cervelle, voilà ce qui la pousse à partir. Pour les 5 grammes 60, c’était son père qui avait calculé, lorsqu’Elisa l’avait prévenue de son projet de voyage sans retour fixe. 5 grammes 60, précis ; mais le père a participé à 50 % à la fabrication, il est bien placé pour savoir de combien de folie la tête de sa fille est faite.
L’enfant pleure toujours son envie d’attention, Elisa fuit, le peu de bagage qu’elle a, à la main. La valise qui la suit énergiquement porte tout juste quatre changes, une brosse à dent, un tier de diplôme et les 4 grammes 40 de folie qui manque pour faire tout pile 10. Les cours de danse de son enfance vont lui être utile, à notre Elisa, pour marcher droit : l’excitation de l’aventure lui monte au cerveau comme de l’éthanol. Celui qui conduit est celui qui ne boit pas. Ses 5 grammes 60 de folie sont restés sobres, eux ; elle est sauvée.
Et si notre propre destin était choisi d’avance lui aussi ? Nous venons de la mer, cette déesse de tous les êtres, l’évolution nous aurait-elle coupé le cordon ombilical qui nous relie à la Mère, l’évolution nous aurait-elle supprimé le destin ?
Je ne crois pas à ça, cette chose, enfin, ce n’est même pas une chose, ça, c’est la fatalité. la fatalité pousserait les hommes à agir, ils ne peuvent faire autrement, leur destin est tout tracé. La fatalité est scientifiquement improbable. La fatalité, force de distance tout comme la gravité, n’a pas de point(s) d’application, n’a pas d’origine. Tous nos satellites ne sont pas suffisants pour voir la destigraphie du monde, écrite de la main de Dieu, à l’encre de matière sombre.
Alors si le destin n’existe pas, c’est que tout arrive par hasard. le hasard n’a pas besoin de poitn d’application, ni d’origine. La hasard c’est la so-lu-tion que l’homme a trouvé pour justifier sa malchance. C’est par hasard que la caserole d’eau bouillante tombe sur le visage de l’enfant cat c’est par hasard que le téléphone sonnait juste au moment où la maman tournait sa cuisine et lâchait la poignée, orientée petites mains imprudentes. Le hasard crée des coïncidences. S’il n’y avait pas de hasard, il n’y aurait pas de coïncidences, ce serait un croisement de destin, un choc dans l’écriture de Dieu.
De ça non plus je n’y crois pas, de cette chose improbable qu’est le hasard absolu. Des fracas dans la belle écriture divine, il y en a beaucoup, trop pour qu’ils ne puissent pas exister. Nous le sentons dans nos plus fines cellules. L’encre cosmique est persevable, qui n’a jamais vu un signe du destin, qui n’a jamais eu une intuition ? la fatalité se démène parfois pas mal, et la vie nous emporte sans qu’on puisse changer de voie, comme un train sur ses rails et nous dans le train, notre place prédéfinie par le billet tiré d’un distributeur automatique. A la naissance, il est déjà trop tard.
la fatalité, dis-je.
Seuls d’autres écrivaines comprennent ce qu’un écrivain veut dire [...] Un écrivain a le devoir et l’obligation de n’être pas compris de sa génération
J’aurais syntaxé “de ne pas être compris”. Donc (il y a toujours un donc quelque part) si vous ne comprenez pas le sens caché de cet article c’est que vous n’êtes pas écrivain et que moi, si. Je continue.
Il existe tellement de façons de cuisiner les coquillages qu’il faudrait, pour faire une liste exhaustive des manières de préparer les coques, les palourdes et les moules, autant de pages que 3 dictionnaires ! ceci donne en moyenne 1 dictionnaire par coquillage. Je parle bien entendu de dictionnaire de la langue française. Parait-il qu’il existe d’avantage de mots anglais que français. Histoire de ne pas rendre la chose trop approximative, je préfère préciser. Et encore, sans demander aux familles qui ne se souviennent plus exactement comment l’on fait dégorger une coque et qui font donc un espèce de bidule o-pifométrique (merci à M. Halleguen et à ses patatoïdes)
Ya une puce des sables qui m’attaque pour me pousser à parler d’elle. On abandonne l’article culinaire au profils de la puce. Une puce des sables-ou tout du moins celle-ci- me sure 4 mm. Elle creuse dans le sable sec et chatouille les jambes des vacanciers. Téma ! Je croyais que les jet-skis étaient interdits sur cette plage !
dès que je retrouve mes cahiers, je vous publie les petits articles fraichement préparés au soleil, sur le sable chaud
Quelle bonne surprise de se lever le matin et d’avoir TOUTE LA CARAVANE A VIDER en pensant que vous avez été sélectionnée pour le concours inter régional des jeunes auteurs !! Trop de la balle comme je suis contente !!Et oui, avant de partir pour mes looongues vacances (toujours pas finies d’alleurs, vu que je me re-sauve mardi chez mon petit loup) j’avais envoyé une poésie à Monsieur Le Conseil Général de Bourgogne pour lui présenter ma poésie. C’était fait pour, mais j’étais loin de me douter quant même que cette poésie amoureusement postée serait sélectionnée parmi des centaines (c’est le CGB qui l’a dit) pour le jury international !!
Si je retrouve la poésie je vous la publie… J’en ai retrouvé une version, je ne sais pas s’il sagit de la dernière, qu’importe. Voyez l’artiste !! (j’en profite un peu, einh ?)
T9 (& 3 JTM)
Après il ne sera plus qu’une écriture. Une écriture ! Si seulement… Quelques caractères alignés, pixel dernier cris, où ne résonne pas le son de sa voix. Des je t’aime à dix centimes, télé-portés comme des baisers entre dix heure moins cinq et dix heure dix, sous les pages de mathématiques. Cachés entre les genoux, des doigts dansent (2 et 3; volte face vers le 6; 8; un pas sur le coté; 7) comme des indiens autour du feu, sous les battements d’un tambour. Et puis, tout se soldera d’une touche nulle et silencieuse.
On est quand même loin des pokémons. C’est du sérieux tout ça. Au paroxysme de la passion. Les matins s’enfilent, comme la viande des brochettes sur le brûlant soleil du barbecue. Pas le moindre nuage. Difficile d’accrocher des idées à un bleu-rien de ciel paradisiaque. Comment l’amour peut-il demeurer sur les douze étoiles des douces heures du jour ? La notice est pourtant simple : compter, compter, comme l’on a appris à le faire en maternelle. Mesurer, classer, numéroter; mais qui parlait d’amourette au pifométrique ?
C’est enfin qu’elle pense à lui ! Le téléphone oublié, sous un orage d’été. Pleuraient sur l’écran les nuages illuminé. Portable tel une éponge durant la vaisselle, le papier à lettre sort des placards. Les pages sont noires de rose, des j’le veux un peu plus poétiques. Et d’ailleurs, à nul part city, l’autre fait de même. Le vent se ramène, émissaire des jolies pensées. Des syllabes (enfin !) s’alignent, balbutiement de nouvel épistolier. Des rêves timbrés, des longues attentes terrifiées par les pannes d’essence bleue et des coffres fort à code postal. L’on guette les vélos.
Alors nous nous questionnons. Quand donc finira toute cette mascarade ? Pas de panique : nos deux amoureux se retrouveront bientôt. Pop ! Voilà, c’est fait ! Nous la voyons aller et venir, comme la balle de tennis au dessus du filet. Lui, promène ses yeux de tortue triste. Même pas cap’ de lui demander de rester. Et encore des écritures à l’encre de fourmis, encore des phrases vieilles comme la vigne vierge du manoir… Et encore la revoilà ! Le soleil la ramène des ombres, comme de la Terre les perces-neige, comme dans leur nid les hirondelles.