Archive pour 30 millions d'amis

le spécial du dimanche - 30 millions d’amis (4 bis)

grand jeu 30

Deuxième Edition !

Mon prédécesseur fut trop facile à trouver, je vous promets donc une terrible difficulté pour moi ! Je suis plus que cruelle (mouhahahhi !) et je n’hésiterai pas à faire de vous une bouchée !

Je suis d’une élégance renversante, mais ceci n’empêche pas le fait que je sois féroce ! Et vous le savez : touchez moi, je vous ferez souffrir ! Alors vous secouerez votre membre dans tous les sens, comme une pieuvre misérable.

Ne comptez pas sur moi pour vous donner plus d’indices ! Vous ne saurez que cela de moi ! Mouhahahhi !

VOS DROITS (je vous en laisse quand même quelques uns…)

- me poser des questions directes (ou je réponds par oui ou par non)

- vous avez aussi le droit de ne pas me poser deux fois la même question ! mouhahahahhi !

MES DROITS

- vous répondre par oui ou par non

- vous menacez

- mentir une seule et unique fois durant le jeu ! éhéh !

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Le spécial du dimanche - 30 millions d’amis (4)

grand jeu 30

Je suis un animal que tout le monde connaît de nom mais que peu peuvent vraiment reconnaître. En général je suis peu aimé. J’incarne parfois le dégoût, la sorcellerie, la laideur dans les contes. D’ailleurs nous devrions lancer une campagne contre ces contes qui sont vraiment intolérables. Je ne suis pas vraiment comme ça. Je suis beaucoup plus beau.

 

L’on me trouve dans les bois, à ramper entre les feuilles. J’aime la forêt. En France, il s’agit de mon habitat préféré en fait. Contrairement à ce que vous pouvez penser, je préfère de loin à la forêt aux bouillons de sorcière.

 

Je possède deux beaux yeux ronds, magnifiques si vous aimez les yeux comme les miens. Peu de gens regardent mes yeux, pourtant je suis sur qu’ils plairont à beaucoup de gens ! L’on m’écrase parfois. C’est dramatique. Beaucoup d’entre nous meurt à cause des bolides. Et puis d’autre meurt parce que (toujours à cause des contes) nous sommes les mal aimés.

 

Vous, nobles humains, apprenez à nous aimer. Nous sommes si mignons, si adorable, je suis sur en plus qu’une fois que nous nous serons rencontrés nous nous plairons ! Et je vous assure, nous ne donnons pas de boutons, ce sont nos cousins d’Amazonie qui le font… Et les limaces aussi !

Cet animal témoigné a désiré rester anonyme.

Luttons pour la protection des xxxs XXXS !

PS : Le XXXS a toujours tendance à crier… Et pour conserver l’anonymat de cet animal, je ne répondrais à vos questions que par oui ou par non et m’octroyant de droit de mentir une fois seulement. Une question ne pourra être posée qu’une seule fois. (C’est un jeu :-) )

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Le spécial du Dimanche - 30 millions d’amis (3)

30 millions d’amis

Etes-vous déjà tombé nez à nez avec un animal que vous n’avez jamais vu et que vous n’auriez même pas soupçonné l’existence ? Et qu’en plus, cet animal possède un nom absolument… pas imprononçable… mais presque tellement il est décalé ?

Moi, je suis déjà tombée nez à nez avec cet animal. Pas en vrai car il est invisible ! Oui, l’animal dont je veux vous parler aujourd’hui, est un animal que personne parmi tous mes lecteurs n’a jamais vu. J’en suis certaine. Certaine de chez certaine. Cet animal est un animal invisible, je vous le rappelle ! Aucune caméra ne l’a jamais fixé, aucune photo n’existe de lui. Et pourtant, et pourtant, nous savons comment il est formé, comment il se nourrissait, comment il est devenu de plus en plus petit pour finalement disparaitre !

Car (et je vais me faire taper sur les doigts parce que j’ai commencé une phrase par car…) cet animal n’a pas toujours été invisible. Avant de disparaitre il existait en chair, en os et en couleur ! Il faisait parti de la belle famille des oiseaux. C’était un mélange d’autruche, de poule et de… de… cormoran allons nous dire. Son pelage, blanc, resplendissait sous le beau soleil de Maurice -il me semble- et ses pattes, oranges et grassouillettes, repose sur un rocher. Tel un marin regardant la mer au loin, il y a un homme devant lui. Un bel homme, savant, good-looking, qui tend une main vers lui, comme pour le présenter à l’équipage. Alors le bel oiseau s’avance, incline la tête d’un air majestueux et se fait méchamment dévoré !

Le bel homme, savant, good-looking plante ses petits crocs dans la chair de l’oiseau.

Et l’oiseau perd donc ainsi une belle partie de sa masse musculaire. C’est ainsi qu’il a rapetissé : à coups de petits crocs dans sa chair.

Maintenant l’oiseau n’est plus : le Dodo a disparut. Pleins d’autres espèces dans le monde disparaissent encore de nos jours. A coups de petits crocs dans la chair, et même parfois (le progrès oblige) à coups de pelleteuse.

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Le Spécial du Dimanche - 30 millions d’amis (2)

30 millions d’amis

- Ca vous trompe pas mal ! -

Un des animaux les plus intelligents de la planète. Déjà parce qu’il possède une mémoire colossale. Il se souvient des plus infimes détails, même ceux qui sont survenus durant son enfance ! Comment ne pas emmagasiner une certaine intelligence si on se souvient de tout ? De plus, ce sont les femelles qui dirigent la horde. Alors, un animal à grande mémoire et qui, par dessus le marché, reconnait la supériorité féminine en matière de la direction intérieur d’une famille, ce ne peut être qu’un animal très intelligent ! (je dis en matière de, sinon je vois déjà les pseudo-mâles se plaindre. J’ai dis en matière de ! Pas en général !)

Un éléphant porte en général une longue trompe devant son nez. C’est pour éviter que les insectes (très nombreux dans les régions du monde où il vit) ne rentrent dans son nez. Quand je vous avez dit que c’était malin un éléphant ! Et puis ses grandes oreilles, se sont des ventilateurs automatiques ! Et oui, l’éléphant vit le dos continuellement au soleil, alors forcément, la température de son corps monte très vite, faut bien se rafraichir. Ya la douche trompale, et les oreilles ! Très grandes, le sang s’éparpille dedans, il secoue les oreille, ça fait de l’air, ça refroidit les oreilles et le sang avec. (Et ça, c’est vrai !) Voilà pourquoi l’éléphant d’Asie a de plus petites oreilles : il a moins besoin de se rafraichir ! (ça, je suis moins sure que ça soit vrai…)

éléphant devant glace

 

Ah si j’avais un éléphant,

Pas un jouet, un vrai, un grand,

Avec de longues dents et une trompe suuuuur le nez…

J’ai beaucoup de choses à vous apprendre sur les éléphants, mais je n’ai pas la vocation d’être zoologiste, si je vous écris cet article, c’est que l’éléphant est une espèce menacée… Malheureusement, comme la plupart des animaux d’aujourd’hui, ils sont victimes des essais scientifiques. J’ai appris durant ces vacances en regardant les publicités à la télévision (comme quoi c’est parfois trompeur : les pubs sont instructives) qu’ils avaient réussis à créer par transgénèse des éléphants tout petits petits. Déjà que ça, c’est un affront terrible envers l’animal, il a fallut en plus qu’ils rendent en esclavages ses éléphants ! Oui ! Ils se trouvent dans votre essuie-tout ! C’est eux qui aspirent les liquides grâce à leur trompe !

Moi je vous dis, même si je ne fais pas partie de greenpeace, n’utiliser pas les essuie-tout éléphants, mais plutôt comme moi : les petits chinois. Voici mon essuie-tout qui protège l’environnement :

essuis-tout-copie.jpg

Protégeons les humains ou protégeons les éléphants, il faut choisir. Moi j’ai choisis les éléphants car ils sont plus grands ! Et vous, qu’allez-vous décider ?

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Le Spécial du Dimanche- 30 millions d’amis (1)

30 millions d’amis

-Pagurage-

 

Je plongeais parmi les poissons exotiques avec mon mas

que, mon tubas et mes palmes. Là où j’étais, l’eau était très peu profonde. Le sable me frôlait les genoux. C’était doux. Parfois, lors d’un coup de palme un peu trop vif, mon genou s’enfonçait légèrement dans ce sable. Et puis, le sable se mit à me piquer. Piquer, pas bien fort, mais assez pour que je me retourne rapidement (voir ce qui m’avait piqué comme ça…) Je tombe nez à masque avec deux fines pinces ocres et féroces. Je dé-sable un peu le spécimen. Une coquille. Plus aucune pince. J’attends. Plusieurs pattes sortent de la coquille, comme des tentacules… Ce fut la première fois que je vis un Bernard L’ermite.

bernard-l-hermite.jpg

Voici ce qu’en dit Encarta : Bernard-l’ermite ou pagure, nom usuel des membres d’une famille de crustacés marins et terrestres apparentés qui ont la particularité de se loger dans la coquille vide d’un gastéropode.
[...]
Les bernard-l’ermite, dont l’abdomen n’est pas protégé par une carapace dorsale, contrairement à celui des crabes, doivent vivre dans des coquilles abandonnées, généralement celles de gastéropodes marins. Les caractéristiques de leur abdomen (mou, courbé et tordu) leur permettent de s’adapter aux spires de la coquille empruntée. Les bernard-l’ermite sont aussi pourvus d’appendices abdominaux, dont l’anatomie leur permet de maintenir fermement la coquille. Ils ont un nombre réduit de pattes locomotrices et leur pince droite, élargie, sert à bloquer l’entrée de la coquille devant une menace, prédateur ou rival. Les bernard-l’ermite doivent en effet souvent se battre pour la possession d’une nouvelle coquille ; car ils doivent en trouver une plus spacieuse après chaque mue.
[...]
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Je me dis parfois que la vie d’un bernard-l’ermite doit être merveilleuse ! Vous imaginez : changer de coquille-maison à chaque fois qu’on en a envie ! A chaque fois qu’on se sent un peu à l’étroit. Pendant ces vacances en Bretagne, j’ai surpris une conversation entre deux bernard-l’ermite qui ressemblait un peu à ça : (il n’y a pas de s au nom bernard-l’ermite, même lorsqu’ils sont plusieurs : ce sont des animaux très individualistes)

  • Salut Bernard (tous les bernard-l’ermite s’appelle bernard. NDT) comment vas-tu ?

  • Bah très bien, comme tu le vois : j’ai changé de coquille hier…

  • Elle m’a l’air bien dites-donc ! Très chouette la gravure sur le coté ^H^(ce smiley est un smiley de bernard-l’ermite, qui représente le corps et les deux pinces tendues du pagure. Oui, cet animal sourie avec ses pinces. NDT)

  • Et toi, alors ? Tu renonce au pagurage ? (pagurage, nom donné au changement de coquille. Oui, je sais, ya beaucoup de note du traducteur, mais bon, la communication inter-espèce n’a jamais été facile. NDT)

  • Non, c’est pas ça… Mais je ne suis fait pincé une ocas’ dans la mer des caraïbes par un gros de là haut.

  • Ca a du être affreux !

  • J’étais tout mou, perdu dans la mer, sans coquille… Impitoyables, les gros de là-eau. Surtout que lui avait toutes les coquilles qu’il voulait. Mais fallait qu’il prenne la mienne ! Je te dis, c’est tous des racistes ! Ils sont contre les bernard occidentaux.

  • T’as de la place pour les pinces là dedans ?

  • Bah non, tu vois bien ! Elles dépassent. C’est pénible en cas de marée, elles m’emportent. J’ai parfois envie de me les arracher.

  • Fais pas ça ! Mon vieux… Tu sais, quand on touche plus le fond, suffit de prendre le bon courant qui te ramènera à la plage (”Ne plus toucher le fond” est dramatique pour un pagure car il ne peut plus se déplacer comme il veut, il subit les courants. Cette expression est souvent utilisée dans les conversations paguriennes. Chose étrange, elle se traduirait en français par : “Quand on touche le fond, suffit de donner un coup de talon et de remonter à la surface” NDT)

La suite, je n’ai pas réussi à l’entendre. Un vague s’approchait. Bernard et Bernard se sont séparés à toute vitesse, en prévision de l’inondation.

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