Pensez-y !
Extrait du Figaro Science :
LE FIGARO. Des niveaux sonores trop élevés peuvent-ils avoir des conséquences graves pour l’oreille ?
Christian Huggonet. Les niveaux forts (plus de 100 décibels [dB]) des sonorisations en plein air, sur les écouteurs d’un walkmann ou en discothèque, constituent évidemment un risque pour l’audition. En concert, le phénomène est assez pernicieux car les niveaux montent durant la soirée sans que le public s’en aperçoive et l’éclatement potentiel des cellules ciliées de l’oreille interne se fait sans douleur. Les sifflements d’oreilles (acouphènes) surviennent généralement après le spectacle. Dans de nombreux concerts, les musiciens étant conscients des risques des niveaux sonores élevés qu’ils produisent, sont protégés grâce aux oreillettes de retours de scène, tout comme le sonorisateur, lui aussi protégé par des bouchons d’oreille. À ce phénomène connu, il faut ajouter celui de la «durée d’exposition». Un son écouté à 90 dB durant plusieurs heures peut provoquer les mêmes lésions qu’un son de 100 dB sur une période plus courte. La médecine du travail en est aujourd’hui parfaitement consciente. C’est en cela que le port continu du walkman peut engendrer des lésions irréversibles en cas d’écoute prolongée, d’autant que le petit haut-parleur de l’écouteur est en très grande proximité du tympan. Je ne parle pas des enfants qui s’endorment avec les écouteurs sur les oreilles…
La façon dont le son est traité aujourd’hui vous inquiète. Pourquoi ?
Sur tous les médias (radio, TV, CD, DVD, iPod, sonorisations), les sons sont le plus souvent «compressés». Ce traitement consiste à remonter systématiquement les niveaux faibles pour qu’ils rejoignent les niveaux forts. Il permet de faire ressortir un élément faible d’une formation musicale, comme par exemple la guitare. Le recours à cette compression sur l’ensemble des musiques et des dialogues a été lancé d’abord par les publicitaires avec les spots entre deux émissions TV par exemple. Il est destiné à faire émerger tout le programme au-dessus du bruit de fond d’une voiture ou de la rumeur de la ville par exemple pour être entendu en tout lieu. Le phénomène s’est aujourd’hui généralisé. C’est le cas notamment du format numérique MP3 de stockage et de téléchargement qui ne fait qu’accentuer l’effet de compression.
Quelles conséquences sur l’oreille peut avoir cette compression du son ?
D’abord, d’habituer l’auditeur à un son sans nuances et souvent perçu de manière très forte, ce qui prive l’oreille de toute gymnastique. Une fois habituée à ce son «prémâché», l’audition a beaucoup de mal à revenir sur des sons de faibles niveaux. L’oreille devient paresseuse. Le son compressé peut créer stress et fatigue, car il ne laisse à l’auditeur aucune respiration en dehors de l’interruption du son. Un autre inconvénient est celui de l’accoutumance et le recours systématique à une sonorisation dès lors qu’une personne s’exprime face à plusieurs autres. Cela peut aussi entraîner une modification de l’expression orale et musicale. Des jeunes enfants, habitués chez eux à regarder des dessins animés dont le son est très compressé, risquent de s’exprimer fort et sans nuance comme leurs jeunes oreilles auront été formées. Des chefs d’orchestre de plusieurs conservatoires de musique témoignent de leurs difficultés récentes à obtenir de leurs instrumentistes des nuances dans les plus faibles niveaux. Les références d’écoute étant chez les jeunes de plus en plus liées aux médias audiovisuels et non aux conditions acoustiques naturelles (auditorium, salles de concert…), on pourrait assister à une mutation de la modulation de la parole.



Plusieurs fois souvent, je me suis posé une certaine question : et si les mots pouvaient définir notre intelligence ? Les personnes que je juge d’idiotes, ou plutôt de plus idiotes que la moyenne, sont en générale des gens qui ont un rapport avec les mots aussi étroit qu’une girafe avec ses sabots. Vous vous disputez avec eux, ils seront capables de vous alignez trois magnifiques gros mots dans une phrase. Tentez de rétorquer, ils ne comprendront qu’à moitié ce que vous voulez dire. Ceci parait peut-être un peu prétentieux, exagérer, ou quel dé-compliment que vous voudrez, (les mots me manquent) et pourtant c’est du vécu. « Ecoute, nous n’avons pas le même avis, ne compte pas sur moi pour plier, mes intérêts de fille sont en jeux tout de même ! » et lorsqu’on vous répond : « Ta mère aussi c’est une pouffiasse ! » Voyez le rapport… Ce n’est qu’un exemple.


On a plusieurs fois fait l’éloge de mon âme, plus de fois encore dit du mal, mais qui a vraiment vu comment c’était à l’intérieur de moi ? Le chirurgien peut-être… Et encore, son angle de vision était si mince, que je doute qu’il aie pu percevoir quelque chose d’intéressant. Quelque chose qui permettrait de répondre à la question, je veux dire. J’aurais du lui demandé. “Dites, comment je suis à l’intérieur ?” Il m’aurait surement répondu : “En bonne santé, maintenant.” C’est déjà ça. Peu de gens peuvent vraiment se dire en bonne santé, moi, pour l’instant, si. Je n’ai malheureusement aucune excuse pour louper quelques heures de sport. Etre en bonne santé a quelques inconvénients, faut l’admettre.









